MOSCOU, 5 janvier. /TASS/. La part de l’Europe dans les exportations de pétole russe pourrait se réduire à zéro d’ici la fin de l’année, estiment les experts interrogés par TASS.
« Je pense que la situation globale ne changera pas en 2024: plus de 80% du pétrole russe seront livrés vers la Chine et l’Inde. La part de l’UE pourrait quant à elle se réduire à zéro d’ici la fin de l’année », a fait savoir Sergueï Kondratiev, directeur du département économique de l’Institut de l’énergie et des finances.
Le directeur du groupe AKRA Vassili Tanourkov souligne quant à lui la possibilité d’un certain élargissement des livraisons russes vers l’Afrique et l’Asie.
« Les destinations clés des exportations de pétrole et de produits pétroliers de Russie devraient rester les pays d’Asie comme la Chine, l’Inde, la Turquie, la Malaisie, la Corée du Sud et Singapour. On n’exclut pas non plus une augmentation de la part des pays d’Afrique comme le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Togo ou le Sénégal. Les marchés des pays d’Amérique latine semblent eux aussi prometteurs », explique Nikolaï Doudtchenko, analyste de la société d’investissement Finam.
Selon lui, l’Europe a déjà réduit sa part des exportations russes de 80% voire de 90%, mais la Slovaquie, la Bulgarie et la Hongrie continuent d’importer du pétrole russe dans le cadre d’une exception à l’embargo de l’UE. Ces pays ont été autorisés à maintenir les importations de pétrole russe jusqu’à la fin de l’année 2024.