WASHINGTON, 10 octobre /TASS/. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que le tarif du pétrole brut soit de 80,5 dollars par baril à la fin de cette année et qu’il baissera à 72,7 dollars par baril en 2026. C’est ce qu’indique le rapport du Fonds sur les perspectives de développement de l’économie mondiale présenté à Washington.
Comme le pointe le document, entre février et août de cette année, le prix du pétrole a augmenté de 4,4%, étant en même temps « bien en dessous de sa valeur maximale de juin dernier », lorsqu’il avait atteint 115 dollars par baril. D’ici la fin de l’année, le prix du pétrole devrait baisser de 16,5% par rapport à son taux en 2022, soit 96,4 dollars par baril, et atteindre 80,5 dollars par baril, avant de tomber à 72,7 dollars par baril en 2026.
Par conséquent, le FMI a légèrement amélioré ses prévisions concernant le prix du pétrole. Le même document du FMI datant de juillet dernier estimait que le prix du pétrole serait de 76,43 dollars par baril à la fin de l’année 2023.
Selon les experts du FMI, les perspectives d’évolution du prix du pétrole restent incertaines. Ainsi, le Fonds croit que les risques de croissance sont liés à « une réduction supplémentaire de la production de pétrole de l’Opep+, à l’escalade militaire en mer Noire et au manque d’investissement dans la production de combustibles fossiles ». Les risques de diminution, d’après les estimations du FMI, sont associés au « ralentissement économique mondiale, à la baisse de la demande de pétrole en Chine et à l’introduction accélérée des véhicules électriques ».
Le FMI a également noté la « poursuite de la normalisation des prix du gaz naturel ». Ainsi, les experts du Fonds ont souligné qu’entre février et août de cette année, les prix du gaz naturel au hub TTF aux Pays-Bas ont baissé de 36%. Selon leurs estimations, la diminution des prix est due à une réduction de la demande, à d’importants volumes de stocks restants de l’hiver dernier, ainsi qu’à d’importantes livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) et d’énergie par les gazoducs en provenance de Norvège et d’Afrique du Nord.