Revue de presse Russie – Service d’information TASS
Après une pause de trois semaines, la valeur en roubles du pétrole brut russe Urals est tombée en-dessous des 7.000 roubles le baril. En quatre jours, son prix a perdu 6%, ce qui est dû à la fois à la baisse des prix du pétrole sur le marché mondial et au renforcement temporaire du rouble. Cependant, les prix actuels restent supérieurs aux valeurs fixées dans le budget russe, ce qui permet de maintenir le déficit à hauteur de 1.700 milliards de roubles, écrit Kommersant.
La diminution des craintes de la propagation du conflit armé au Moyen-Orient est le principal facteur à l’origine de cette baisse des cotations du pétrole. Malgré les déclarations belliqueuses de l’Iran et d’Israël, les attaques de missiles et de drones menées les 13 et 19 avril n’ont pas causé de dommages importants aux parties au conflit. « Les deux parties semblaient prêtes à s’arrêter après un échange limité de coups », note Ronald Smith de chez BCS. Les cotations du pétrole pourraient encore baisser, estiment les analystes. Selon les estimations de Ronald Smith, pendant la majeure partie de l’année en cours, le Brent se négociera à un niveau proche de 80 dollars le baril.
Si les prix actuels du pétrole restent inchangés et que le taux de change du dollar se stabilise, le budget russe devrait recevoir des revenus pétrogaziers supplémentaires dès ce mois-ci, pense Mikhaïl Vassiliev, analyste en chef de Sovcombank. En mars, le budget fédéral a eu un excédent. Cependant, les analystes s’attendent à ce que le budget atteigne le déficit prévu de 1.600 milliards de roubles d’ici la fin de l’année, bien qu’une sous-performance ne soit pas exclue.