Le groupe pétrolier britannique BP a enregistré un net rebond de ses résultats au deuxième trimestre 2026, porté par la hausse des prix du pétrole et du gaz ainsi que par la forte volatilité des marchés de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient.
Le bénéfice net de BP s’est établi à 3,9 milliards de dollars (environ 3,2 milliards de francs), soit plus du double de celui enregistré un an plus tôt. Le chiffre d’affaires a progressé de 47 % sur un an pour atteindre 70,1 milliards de dollars.
Le bénéfice sous-jacent, qui exclut les éléments exceptionnels et constitue l’indicateur de référence suivi par les investisseurs, a lui aussi plus que doublé. Il ressort à 5,7 milliards de dollars, un niveau supérieur aux attentes des marchés.
Des prix plus élevés et de meilleures marges
BP explique cette performance par des prix de vente plus élevés pour le pétrole et le gaz. Le groupe met également en avant l’amélioration des marges de raffinage ainsi que de meilleures performances de ses activités commerciales destinées aux clients.
La nouvelle directrice générale, Meg O’Neill, en fonction depuis début avril, a souligné que ce trimestre avait été marqué par l’une des périodes les plus perturbées qu’ait connues le marché mondial de l’énergie. Elle a néanmoins qualifié les résultats financiers de solides.
Une production en recul
La dirigeante a toutefois reconnu que les performances opérationnelles n’avaient pas été à la hauteur des résultats financiers. Selon elle, les installations du groupe ont moins bien fonctionné que lors du trimestre précédent, avec une baisse de la production et un volume de brut traité plus faible dans les raffineries.
À la mi-juillet, BP avait déjà indiqué que la volatilité des prix soutiendrait ses résultats du deuxième trimestre. Le groupe avait toutefois précisé que le conflit au Moyen-Orient affectait sa production, en plus des opérations de maintenance saisonnières.
Un recentrage sur les hydrocarbures
Après plusieurs années de performances inférieures à celles des autres grandes compagnies pétrolières, BP poursuit une réorientation stratégique. Le groupe avait engagé un virage vers les énergies plus vertes qui n’a pas produit les résultats attendus et a connu d’importants changements au sein de sa direction.
Meg O’Neill est désormais chargée de mettre en œuvre un recentrage sur les hydrocarbures, accompagné d’un plan de réduction des coûts.
Dans cette stratégie, BP a annoncé la semaine dernière envisager la vente de ses activités en mer du Nord, estimant que ce bassin vieillissant n’offre plus une rentabilité suffisante. Cette décision a suscité des réactions au Royaume-Uni, où le gouvernement fait face à des demandes en faveur de nouveaux forages.
Le groupe a toutefois confirmé que son siège resterait au Royaume-Uni. Par ailleurs, BP a relevé de 4 % son dividende au titre du deuxième trimestre et annoncé la vente d’Archaea, sa filiale spécialisée dans le biogaz aux États-Unis.
