Porté par la volatilité des marchés de l’énergie et la hausse des cours des hydrocarbures liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le géant pétrolier britannique Shell a enregistré un bénéfice ajusté de 9,84 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026. Ce résultat marque plus qu’un doublement par rapport aux 4,26 milliards de dollars dégagés à la même période l’année précédente.
Moteurs de la performance et retours aux actionnaires
Cette progression s’explique principalement par les excellentes performances des activités de négoce (trading) de pétrole et de gaz naturel liquide (GNL), associées à une forte hausse des marges de raffinage et de la chimie. Les flux de trésorerie disponibles du groupe ont atteint 17,52 milliards de dollars. Shell a par ailleurs confirmé le maintien de son programme de rachat d’actions à hauteur de 3 milliards de dollars pour les trois prochains mois.
Réactions et controverses
Ces résultats records pour les majors pétrolières continuent d’attiser les critiques des ONG environnementales et de nombreux observateurs, qui qualifient ces superprofits d’« obscènes » dans un contexte de pression sur le coût de la vie et la facture énergétique des ménages.
